La rue du Faubourg Saint-Denis parcourt le 10ème arrondissement, commençant par la porte Saint-Denis, croisant la gare de l’Est et du Nord, pour finir jusqu’au viaduc de la Chapelle. Le jour, c’est un flot humain incessant et un bruit permanent qui envahit cette rue. Le soir, l’ambiance est tout autre. La rue se vide progressivement, les commerçants ferment leurs boutiques, les habitants regagnent leurs pénates, le silence entre alors en scène. Contraste saisissant à quelques heures d’intervalles, les rares présences humaines sont des silhouettes furtives, les lumières des réverbères et les néons donnent une atmosphère étrange, presque inquiétante. Une sorte de suspension dans le temps et l’espace, un entre-deux entre réveil et sommeil, entre rêve et réalité. La verticalité des images offre une frontalité de ces paysages urbains, dont le noir extrêmement présent peut s’associer au hors-champ et à toute la mythologie liée à la nuit, laissant planer une part importante de mystère.